Panagaudopole

Panagaudopole emprunte son titre à un chapitre supprimé de Madame Bovary de Gustave
Flaubert, dans lequel la description minutieuse d’un jouet devient le miroir d’une ville entière.
À partir de ce principe de mise en abyme, l’exposition propose une traversée des récits mythiques,
littéraires et politiques qui façonnent nos manières d’écrire l’histoire et de nous représenter
collectivement.

Les mythes, d’abord transmis par la parole puis figés par l’écriture, constituent le socle de
nos cultures européennes. Ils racontent l’origine des mondes autant qu’ils exposent les enjeux sociaux, politiques et culturels
qui traversent les sociétés. De La Divine Comédie de Dante, vaste architecture morale ordonnant les
âmes selon une loi cosmique, à Faust, incarnation moderne du désir de savoir et de pouvoir, ces
récits mettent en scène des espaces symboliques où se jouent mémoire collective et responsabilité
historique.

L’espace d’exposition est un lieu liminaire, imaginaire et symbolique, articulant intériorité et
extériorité du monde. Installations, sculptures et peintures dialoguent pour composer une
architecture fictive, entre décor et ruine, transparence et opacité, creux et pleins.
La cire malléable et le métal deviennent des matériaux de passage : ils évoquent à la fois la fragilité
de la mémoire et la persistance des formes, entre ce qui fond, se transforme, et ce qui résiste.
Au cœur de l’exposition, la fontaine apparaît comme motif central.Héritière des façades de
théâtres antiques et des premières nymphées, elle se présente ici comme un décor sans fonction
utilitaire. Lieu de rassemblement, de circulation de la parole et du regard, la fontaine touche au
corps politique, social et culturel des sociétés. Ses ornements rendent visibles les ambitions d’un
territoire ainsi que les mythes qui structurent son imaginaire.

Les œuvres veulent interroger les croyances collectives et les récits dominants qui
structurent nos sociétés européennes modernes. Entre références antiques, littéraires et urbaines,
Panagaudopole tend à interroger la frontière trouble entre histoire et fiction, monument et illusion,
mémoire et mise en scène.

Dès lors, que voyons-nous réellement ?
Que  nous donne-t-on à voir  ?
Et comment écrivons-nous l’histoire ?
Visibility regulated, 2026
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Fragment, 2026
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La Louvière, 2025
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Nymphéum, 2026
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Ce qui se retire, 2026
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XXIII, 2026
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The walk, 2026
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A.A.A.A.A, 2026
A.A.A.A.A, 2026
Playground of history, Série de 8, 2025
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Playground of history
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Mnemosyne redux, 2025
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Europa, peinture, 2026
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